Commençons par imaginer 2 corps, un petit et un gros. Nous les appellerons pour simplifier : la terre et le soleil. Le plus petit corps est la terre, le plus gros est bien sûr le soleil. Mais je dois signaler que ce que je vais dire est grossièrement simplifié, pour ne pas dire falsifié, par rapport à ce qui est du véritable soleil et de la véritable terre.
Donc, prenons ces deux corps, la terre et le soleil. Chacun de ces deux corps est entouré par un champs gravitationnel. C’est à dire par un espace à l’intérieur duquel il va attirer à lui tout corps plus petit. Supposons à présent, en poursuivant notre comparaison, que nous positionnons ces deux corps afin que leur champs gravitationnels se chevauchent jusqu’à un certain point.
1. Il y a l’espace à l’intérieur duquel n’opère que le champs gravitationnel du plus petit corps, la terre.
2. Il y a l’espace à l’intérieur duquel n’opère que le champs gravitationnel du plus gros corps, le soleil.
3. Et ici il y a un petit espace, à l’intérieur duquel les deux champs gravitationnels se chevauchent.
En d’autres termes, un espace où les deux forces sont à l’œuvre, un espace où, en réalité, les deux forces sont même en conflit. Alors le point d’intersection de ces deux forces dans cet espace sera le point d’équilibre, point E. Donc le point où les deux forces gravitationnelles se trouvent en équilibre et par conséquent vont s’annuler mutuellement. Néanmoins, une fois dépassé le point E, le point d’équilibre, nous sommes en sécurité. Il se peut que cela prenne un peu de temps pour s’échapper de l’attraction gravitationnelle restante de la terre, mais lentement, inévitablement, inexorablement, nous plongeons dans le soleil.
Par conséquent, le premier point au-delà du point E est le point de non-retour. En fait il n’y a pas d’espace entre les deux. C’est le point qui suit immédiatement le point d’équilibre ; c’est le point qui, une fois atteint, nous prémunis de tout retour en arrière, vers la terre, même si la terre exerce toujours son attraction gravitationnelle.
Appliquons à présent cette comparaison au sujet. Voyons comment cela fonctionne en termes de l’évolution supérieure, en termes de la vie spirituelle. Disons que le plus petit corps, la terre, désigne le conditionné, l’existence relative, l’existence phénoménale ou existence conditionnée par l’espace, le temps et la causalité. Et disons que le plus gros corps, le soleil, désigne l’inconditionné, l’existence absolue, l’existence au delà de l’espace, au-delà du temps, bref, qui désigne, si vous voulez, la dimension de l’éternité. Donc, au lieu d’avoir la terre et le soleil, nous avons le conditionné et l’inconditionné. Et chacun d’entre eux est entouré par son propre champs gravitationnel.
1. L’image de l’attraction gravitationnelle.
2. * Le champs gravitationnel de l’inconditionné.
3. La moralité - naturelle et conventionnelle.
4. Trois sens de la méditation.
5. Deux forces gravitationnelles.
6. La sagesse et les six maillons.
7. Comment atteindre l’entrée dans le courant ?
8. Les trois entraves.
Association Loi 1901,
Membre de l’Union Bouddhiste Européenne ou EBU.
© Centre Bouddhiste de l’Ile de France 2006.
[Intro] [Bouddha] [Bouddhisme] [Méditation] [Sangharakshita] [AOBO] [Le Centre] [In English] [Textes]
25 rue Condorcet 75009 Paris - 01 44 53 07 31 -
Dernière mise à jour:
21 août, 2007.